Oublier le bleu

Oublier le Bleu

Editions Revoir – novembre 2020

OUBLIER LE BLEU , mon second ouvrage, a été écrit post rupture amoureuse et est par conséquent chargé en ce sens.
On retrouve toutes les étapes de la rupture et de la déchirure amoureuse.
On passe de la tristesse à la colère ; de la rancune au regret ; de la folie nocturne à l’espoir éveillé.
Ce livre de 169 pages est sorti en Novembre 2020 aux Éditions Revoir.
Il est de nouveau ponctué par des photos en noir et blanc signées Fanny et Lou Baspeyrat.

EXTRAITS :

« Il en restera quoi ?
Dis-moi…
Il en restera quoi de nous, de ça, de ces trois années…
Un tas de bois au pied d’une cheminée ? Un gros album photo que l’on ouvre les jours de pluie ?
Quoi ? Il en restera quoi ?
Et moi, qu’est-ce que je vais faire moi ? Tout ce vide sous mes pieds et ce chagrin qui ne se console pas. Mon existence affaiblie comme une feuille A4 qu’on couperait en deux.
Une demi-vie, une demi-respiration, une demi-part et ton départ. » – Une boîte rouillée.

« Je t’ai tellement aimé mon amour, mon amour.
Les jours de pluie, les jours heureux, les jours de gris, les jours de bleus.
Je t’ai tellement porté mon amour, mon amour.
Tout autour de mon cœur comme un collier précieux,
sur mon dos, sur ma tête,
à bout de bras, à bout de souffle.
Tu ne m’as rien laissé mon amour, mon amour,
si ce n’est quelques larmes qui peinent à sécher.
Je ne t’aimerai plus mon amour, mon amour,
je ne donnerai plus mon amour aux absents,
je n’irai plus chercher d’amour inconséquent. » – Fin d’un amour.

« J’ai dû vieillir trop vite et j’entretiens mes péchés en solitaire.
C’est comme de boire un petit coup de gnôle en douce.
Moi je sirote ma tisane dans mon châle épais, je me tiens éloignée pour rêver, imaginer et planer. Ma tendresse à donner est usée alors je balance mes sourires à la nuit, seule sur mon canapé. J’écoute de la musique et je me sens apaisée. Je m’allonge avec moi dans l’usure de mes jours, dans l’espoir de la neige. » – En attendant la neige.

« Dans la nuit son sanglot a brisé ma trêve.
Mon tout petit, mon minuscule.
Une insomnie d’adulte dans un corps d’enfant, des larmes de géant traversant les draps blancs.
Ses petits poings fermés et ses jambes repliés.
Mon tout petit, mon minuscule.
Je t’ai bercé doucement, chuchoté les mots doux et caressé le cou.
Tu ne pouvais plus dormir, tu ne pouvais plus tenir et tout a débordé. » – Enfance.2, mon tout petit, mon minuscule.

« C’est doux une sœur. C’est fort une sœur. Une sœur c’est bien meilleur.
Avec une sœur on boit du champagne, on ouvre son cœur, on ne calme aucune ardeur.
Avec une sœur une vie meilleure.
Une belle indienne, une amazone lumineuse, croissant de lune d’une nuit.
Ta musique se succède en cascade, le rythme est intense, les images souvenirs défilent mais tu as une flèche dans le cœur, une sœur dans le sang.
La fenêtre reste ouverte, ailleurs la mousson exulte, les vents soufflent fort et les flux de masses d’air s’intègrent à l’hémisphère …
Tu t’alternes, sèche et humide.
Tu t’inverses, malheureuse et heureuse.
Tu lorgnes la nuit. Tu épies tes jours. Tu as fini ton verre…
Tu te précipites dans ta cuisine et te sers ton dernier verre.
Ce dernier verre… » – Et… Danse !

« Et puis il y a la rupture. La vraie. Celle qui assomme.
Les autres n’étaient que des symptômes.
Le matin tu étais encore liée à l’autre.
Le matin tu as bu ton café, mangé tes tartines de pain grillés, tu as débuté ta journée tranquillement. Tu as oublié que tu étais en sursis prolongé, tu as voulu croire en son éternité.
Et pourtant tu la sentais bien cette boule grandissante dans ton ventre, tu as voulu faire comme si de rien n’était ! Tu as voulu te suspendre, te mettre en retrait. Tu as fermé les yeux.
Ce matin tu as reçu un message, il y avait ce genre de mots choisis qu’on utilise spécifiquement pour préparer l’autre à… la mort, la fin, la déception, la tristesse.

/…/

Tu iras au rendez-vous fixé, tu boiras ton café et fumeras deux trois cigarettes à la suite comme tu t’empiffrerais de gâteaux au chocolat. Tu resteras stable le temps qu’il faut.
Puis pour ne pas t’écrouler tu traceras. Tu traceras comme une flèche. La vitesse des grands manèges à sensation, le passage d’un train, une athlète de haut niveau.

/…/

La rupture laisse le vide, les croyances tombent, les sourires meurent, l’océan devient un lac gelé, le givre reste collé aux vitres des fenêtres, on ne peut même plus dessiner dessus.
C’est terminé. » – La rupture

Témoignages / Avis

* Entre nostalgie et désir de lendemains meilleurs, un auteur toujours a cloche pied qui tricote les émotions . Une mélancolie toujours sous-jacente mais aussi la rage de vivre et de le dire. Des mots qui nous touchent souvent en plein cœur. *

* Il en faut de l’audace pour dévoiler son âme, pour nous faire partager ses joies, ses souffrances, ses
espérances…
Mais si on prend le temps du silence après la lecture de ces nouveaux textes, ces « maux » ne sont-
ils pas aussi les nôtres d’hier, d’aujourd’hui ou de demain ?
Un deuxième ouvrage qui me donne l’envie pressante de retrouver Fanny à travers son écriture.
*

* Les poèmes de Fanny me font penser à ce conte où il est question d’une cruche fêlée dont l’eau qui s’écoule tout au long du chemin va offrir aux plantes de fleurir à foison. Ainsi Fanny de sa plume transmue ses souffrances en une poésie d’une remarquable sensibilité. Pourtant chez elle pas de larmoiement, pas de victimisation, elle se sert des mots pour mettre à distance ses peurs, ses angoisses et, les mettant à distance, nous donne à voir une réalité pointilliste qui ne peut laisser indifférent. *

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